Résumé : De Bayard à Mickaël Ackerman, de Nadar à Nan Goldin, une grande majorité de photographes se sont représentés. Reprenant à l'origine les codes de l'autoreprésentation picturale, l'autoportrait photographique s'en affranchit au XIXème siècle par une liberté de ton et parfois un point de vue ludique. Cultivant par la suite les nouvelles formes établies par le médium, la superposition, la série, l'ombre, l'autoportrait se répand pour devenir, dans les années 1960, une expression en soi et constituer un véritable genre. Ce recueil montre à la fois la diversité des approches, les jeux et les enjeux de l'intime avec les problématiques de chaque époque traversée. Grâce à une lecture empathique de chaque autoportrait, un nouveau paysage apparait, celui d'artistes sensibles et libres qui signent leur passage dans le monde par ce qui les identifie le plus, leur style.